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Carnaval de Paris

mardi 1er février 2005, par SEL DE PANAME

Le Carnaval est de retour…

Rendez-vous : dimanche 6 Février à 13h30,(pour les musicens, les chars et les artistes) au bas de la rue Le-Vau (porte de Bagnolet). Le cortège partira à 15h. : www.carnaval-pantruche.org

Le rendez-vous pour le cortège musical et costumé de la Promenade du Boeuf Gras est à partir de 13h30 au bas de la rue Le Vau (derrière le square Séverine, Métro Porte de Bagnolet, Paris 20ème).

Contacter Michel KOUYATE pour se retrouver sur le carnaval : brennus88@hotmail.com

Le parcours est le suivant :
(Ce parcours sera finalisé ultérieurement)

- Départ en bas de la rue Le Vau à 15 heures
- Avenue de la Porte de Bagnolet
- Rue Belgrand
- Place Gambetta (Mairie du XXème Arrondissement)
- Avenue Gambetta vers Ménilmontant
- Boulevard de Ménilmontant (à droite)
- Boulevard de Belleville
- Rue du Faubourg-du-Temple (à gauche)
- Place de la République
- Rue du Temple
- Rue de Turbigo
- Rue Beaubourg
- Rue du Renard
- Avenue Victoria
- Arrêt place de l’Hôtel de Ville (avec sa patinoire)
- L’arrivée est prévue vers 19 heures.

La Descente de la Courtille

Cette année encore, à partir de la rue du Faubourg-du-Temple (depuis le carrefour Belleville), le cortège empruntera une partie du parcours de la célèbre Descente de la Courtille. Cette grandiose parade carnavalesque exista depuis les années 1820, jusqu’à 1862 environ.

Jusqu’en 1937 et encore à cette époque, Paris comme beaucoup d’autres villes connaissait une douane d’entrée : l’Octroi.. Jadis quantité de parisiens se rendaient le dimanche juste à la lisière de Paris, en-dehors de la ville pour faire la fête, danser et surtout festoyer et boire moins cher.

On appelait ces lieux (au XIXème siècle) les bistrots de Barrières.

Un des plus fameux lieux festifs de ce genre se trouvait vers
l’emplacement
actuel du métro Belleville. A cet endroit, la barrière des Fermiers
Généraux
coupait en deux un lieu dit La Courtille, laissant à l’intérieur de
Paris la
Basse Courtille et à l’extérieur de Paris la Haute Courtille.

A l’extérieur de Paris, à cet endroit, se trouvaient un très grand
nombre de
guinguettes et lieux de plaisir. On appelait couramment cet endroit La
Courtille. (Une courtille est un jardin attenant à une ferme ; il
existe
encore un quartier de la Courtille près de Paris, à Gennevilliers et un
insecte porte le nom de Courtillière).

Le moment le plus fameux de l’année, à la Courtille, était bien sûr le
Carnaval. Vers 1820, une troupe de cirque, qui avait fait la fête au
Village
de Belleville au bout de la rue de Paris à Belleville (aujourd’hui rue
de
Belleville à Paris) le Mercredi matin des Cendres (le lendemain du
Mardi
Gras) rentra en Parade dans Paris. Elle entraîna dans son sillage tous
les
fêtards de la Courtille. Ce fut la première Descente de la Courtille. A
partir de cette année là, tous les ans, la nuit du Mardi Gras au
Mercredi
des Cendres, les fêtards parisiens accouraient de tout Paris à la
Courtille.
Ils venaient aussi bien des bals les plus huppés comme celui de l’Hôtel
de
Ville, ou du Palais des Tuileries, que de bals plus modestes.

A 6 heures du matin, les guinguettes et établissements de plaisir
fermaient
et l’immense troupe festive franchissait la Barrière de Belleville,
dévalait
la rue du Faubourg du Temple, traversait la Place du Château d’Eau
(aujourd’hui Place de la République) puis prenait la Rue du Temple
jusqu’à
la Seine.

On venait aussi de très loin pour assister à cette parade, qui durait
plusieurs heures. On louait des places aux fenêtres et sur de petites
estrades, sur des terrains vagues. La Descente de la Courtille fut l’un
des
évènements les plus fameux du Carnaval de Paris. De cette époque date
un
hymne fameux du Carnaval de Paris, intitulé La Marseillaise de la
Courtille,
ainsi qu’un choeur peu connu du célèbre compositeur allemand Richard
Wagner,
intitulé La Descente de la Courtille. Ce fut la première composition
musicale de Wagner qu’on joua à Paris.

Début 1860, Paris fut agrandi et engloba différents villages autour de
la
Ville (Passy, Auteuil, Grenelle ...) et ainsi le village de Belleville
entra
dans Paris, avec la Haute Courtille. Les prix pratiqués à la Courtille
intégrèrent donc l’Octroi. Cependant, la Descente de la Courtille
persista
encore un peu car, en 1862, un adversaire acharné de la Descente de la
Courtille (Benjamin Gastineau) écrit que la Descente de la Courtille
existe
toujours. Les ennemis de cette parade carnavalesque ont souvent
prétendu
qu’elle avait disparu bien avant, en 1838 ou en 1848.

En 2003, le cortège du Carnaval de Paris emprunta sur une partie de son
parcours l’intégralité du trajet de la fameuse Descente de la
Courtille.

Il existe un nombre assez important de textes extrêmement calomniateurs
contre la Descente de la Courtille, qui l’accuse en particulier
d’ivrognerie
débridée, de vulgarité et même d’une violence limitée. Beaucoup ont
été,
semble t-il, rédigés à une époque postérieure à la disparition de cette
Descente de la Courtille.

Il existe au Musée Carnavalet (Musée de l’Histoire de Paris) un tableau
montrant la Descente de la Courtille. On remarquera, au premier plan,
un
sauvage en collant de couleur chair, dans la tenue propre aux sauvages
armés
de massues et vêtus de peaux de bêtes, qui escortaient
traditionnellement le
Boeuf Gras.

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