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CR Journée Economie Sociale et Solidaire - Mairie de Paris - 21 oct 2005

vendredi 28 octobre 2005, par SEL DE PARIS

Compte rendu rédigé par Marie-France COHEN - étaient présentes à cette réunion, Marie-France COHEN (SEL de Paris), Dominique DORE (UNIS VERS SEL) et Jeannie POPOT (SEL de Paname et de la Claire Fontaine)

Auditorium Hôtel de Ville de Paris

Isabelle MORIN-GUIROUS, Conseillère de Paris du groupe les Verts : Synthèse de
la journée ESS Ville de Paris en septembre 2004

En 2001, au début de l’actuelle mandature, personne ne connaissait
l’ESS à la
Ville de Paris. En mai 2003 eurent lieu les 1ères Rencontres de l’ESS.
La Ville
adhéra au Réseau des Territoires de l’ESS.
La journée de l’ESS de septembre 2004 permit d’aboutir aux conclusions
suivantes
 :

1. Au niveau structurel, les participants souhaitaient améliorer la
visibilité
de l’ESS. Pour cela, ils ne cherchaient pas qu’un soutien financier
individuel,
mais la création de liens micro territoriaux entre eux, de ponts entre
l’économie sociale et l’économie solidaire et avec le commerce
équitable.

2. Pour la gestion des projets, ils souhaitaient une reconnaissance par
un
statut et une formation professionnelle, un relais parlementaire et
ministériel
, des subventions pluri-annuelles.

3. Pour le développement de l’ESS, besoin d’une mise en réseau, d’une
animation
territoriale. Accent mis sur le fait que le développement de l’ESS
réduirait le
coût du chômage.

4. Au niveau financier, on évoqua les financements bancaires
solidaires, la
question des couveuses, l’évaluation des attentes par la DIE (Direction
Initiatives Entreprises).
On émit le vœu de création d’une ligne budgétaire ESS, d’un plan de l’
ESS comme
en région Nord-Pas-de-Calais.
On souhaita la formation à l’ESS des 42 000agents de la Ville de Paris.
L’ESS
étant une culture spécifique hors du champ de l’économie libérale, un
processus d’acculturation devrait être envisagé afin de faire
évoluer les marchés publics.

Débat

Jacques Duguerra (Cigales) déplore la disparition de la BFS (Banque de
Financement Solidaire) qu’il attribue au manque de coordination des
subventions
publiques : la BFS fut soutenue par l’Etat et la VdP, mais ni par la
région, ni
par le département ; l’offre du FSE ne fut pas exploitée.

Benoît Granger attribue plutôt l’échec de la BFS à l’absence de
financement de
longue durée et attend des informations sur le projet de maison ou de
centre de
ressources.

Dominique Doré mentionne la ZAC de Rungis comme lieu propice à
l’installation de
cette maison de ressources de l’ ESS.

Mme Hadida parle plus concrètement des besoins de personnel compétent
capable de
chiffrer les projets.

Esther Joly (Hébergement coopératif de sites « Ouvaton ») ayant
participé à un
montage de projet européen, en a constaté le vide, subodoré qu’il fût
truqué…
Elle souhaite plus d’expertise, de transmission, de formation

Benoît Guillot pense qu’il y a très peu de porteurs de projets. Il
faudrait donc
insérer l’ ESS dans les MDEE (Maisons du Développement Economique et de
l’Emploi) Craignant que des structures trop spécifiques ne durent peu,
il
souhaite la présence de l’ ESS à la Cité des Métiers de la Villette,
dans les
Boutiques de Gestion

Guy Michel (Agence pour le Développement des Services de Proximité)
demande
quelles réponses l’ESS peut apporter aux problèmes concrets de
logement,
d’alimentation, d’éducation, de transports, etc
Président du Comité Emploi de la Fondation de France, il se dit informé
de
projets collectifs très utiles.

Michèle De Seine (les Pénélopes) consciente que l’ESS pose les
questions
politiques de la propriété et de l’intérêt général, apprécie la chance
actuelle
d’une concordance entre la Région Ile de France et la Ville de Paris.
Elle
déplore l’apolitisme des acteurs de l’ ESS. Elle attribue l’échec de la
BFS,
comme celui des demandes de subventions de son association, au manque
de
communication, dû au fait qu’on considère à tort la communication comme
une
charge et non comme investissement.
Mathieu Abega…(France Bleue de Radio France) déplore qu’il soit
difficile de
trouver des intervenants pour participer à un débat sur l’ESS.

Florent Duclos déplore qu’on sous-utilise les enveloppes européennes.

Sonia Abraham(« Graines de Jardin » : jardins partagés, jardins
d’insertion) à
propos d’un diagnostic régional des jardins d’insertion, déplore le
manque de
transversalité au niveau du développement durable.

Robert Crémieux (CPP : Chômeurs et Précaires de Paris - 11ème) déplore
le manque
de cadre institutionnel, alors que le secrétariat d’Etat à l’ESS permit
au
contraire de la révéler ; il pense que la VDP aurait pu faire mieux
depuis
2001.

ISABELLE MORIN CONCLUE : une attention sera portée à l’ESS lors du vote
du
budget primitif en décembre, une délégation à l’ESS naîtra sans doute
lors de
la prochaine mandature

DIAGNOSTIC DE L’ESS A PARIS PAR UN COMITE D’EXPERTES (étude faite en 2
mois)

Monique Crimon
Dans la VDP il n’y a que 2 instances relevant de l’ ESS : une cellule
de travail
sur l’insertion et le service du commerce et de l’artisanat
(équitables).
L’ESS est surtout présente dans l’Est de la capitale, qui est trop
chère pour
les porteurs de projets, qui comprend d’avantage de têtes de réseaux
régionaux
ou nationaux que d’entreprises locales.
Les demandes diffèrent à l’Est (logement, emploi, insertion) et à
l’Ouest
(garde d’enfants, commerce équitable)

Evelyne Cognet (Insertion agricole à Rambouillet) De petites
entreprises
(radios locales) sont absentes de la journée parce qu’elles ont été
déçues.

Michèle De Seine
L’ESS n’est pas perçue comme un outil de développement mais comme une
solution à
l’exclusion. Son absence de contours laisse toute liberté de réponse
aux
politiques : certains maires de l’Ouest furent surtout demandeurs
d’informations.
Isolés, éclaté, les porteurs de projets ne savent pas adresser leurs
demandes
aux structures locales ni à la DDEEE.
Il faudrait : . un agenda suivi des actions de la ville
. un lien avec le développement durable (cf. étude CODEV ?)
. un lien entre la ville et la région
. un fond de financement parisien : pourquoi pas le Crédit Municipal
 ?
. une ligne budgétaire parisienne
. une maison de l’ ESS ou une maison du Développement Durable
englobant l’ESS

Commentaire de Robert Crémieux : Pas étonnant que l’ESS soit si peu
connue.
Selon un proverbe chinois, « l’étranger ne reconnaît que ce qu’il
connaît déjà
 ». Deux témoignages peuvent le confirmer :
· Une enquête menée dans le 11ème (qui s’achèvera en 2006) a recensé 9
boutiques
de commerce équitable
· 3 organismes finançant un projet en Ile de France depuis 3 ans
ignorent
l’existence de fonds européens (mesure 10b)

Vanessa JEROME - chargée de mission de Francine BAVAY, Vice-présidente
chargée
du Développement Social et Solidaire au Conseil Régional d’Ile de
France

Lors de l’ancienne mandature, le budget de l’ESS était de 300 à 400 000
Euros,
il et cette année de 4 700 000 Euros…Autre signe : une chaire
d’entreprenariat
social va être créée à l’ ESSEC !
Une politique cadre sera votée fin 2005. Un service régional de l’ ESS
a été
créé depuis un an. Un centre de ressources est en projet, de même qu’un
formation et un emploi avec statut.
Selon une note de l’ INSEE, l’ESS représente aujourd’hui 10% de
l’activité
économique. Elle se répartit en 4 filières : l’aide aux personnes,
l’environnement, le culturel, l’entreprenariat solidaires femmes.
La difficulté était de rassembler les compétences de 2 services : le
développement social et le développement économique.
En Région Ile de France, on ne sait peut-être pas définir l’ESS, mais
on sait
l’ESS qu’on veut construire !

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