Systèmes d’Echanges locaux en Ile de France

Accueil > 2 - Qui sommes-nous ? > 2 - Activités interSEL > Salons/Forums > Bilan de notre présence au Salon Vivre autrement - 16-19 mars (...)

Bilan de notre présence au Salon Vivre autrement - 16-19 mars 2012

mardi 20 mars 2012, par COORDINATION SEL IDF

Le cadre bucolique du Parc Floral de Vincennes accueillait le Salon VIVRE AUTREMENT du 16 au 19 mars 2012. Les SEL d’Ile de France y ont tenu un stand sur lequel se sont relayé 28 selistes. Merci à eux ! Nous avons également participé à un atelier et une table ronde dont voici les comptes-rendus.

Atelier "Système d’Echange Local : vers une vie sans argent ?"

Le vendredi 16 mars 2012, dès l’ouverture, de 11 h à 12 h 30, Dominique Doré, de la coordination du SEL Ile de France, a animé un atelier « Système d’Echange Local : vers une vie sans argent ».
Dix huit personnes à majorité féminine étaient présentes et se posaient des questions quant à la monnaie d’échange, l’organisation et le fonctionnement des SEL, ainsi que sur la législation. Dominique Doré a répondu à leurs demandes en précisant que les SEL avaient comme vocation de partir de citoyens prenant l’initiative d’organiser des échanges de biens, de services et de savoir avec la volonté d’établir des liens, de révéler des talents dans une proximité locale. Une façon de lutter contre la société marchande, la morosité et de créer l’abondance dans le partage. Les repas clôturant les réunions mensuelles en sont une belle démonstration. Les BLE (Bourse Locale d’Echanges) en sont une autre : les biens sont échangés après une négociation de gré à gré entre deux adhérents Une façon de faciliter le recyclage et de renforcer les liens : donner du sens à nos échanges. Je peux mettre un nom sur l’objet de j’achète et celui qui vend sait entre quelles mains l’objet qu’il aimait va vivre sa nouvelle vie… Dominique illustre très bien cette personnalisation en nommant sa veste « Georgette », du nom de celle qui la lui a cédée : le lien compte plus que le bien.

Le principe commun aux SEL, ce qui le différencie du troc, est d’avoir une monnaie d’échange basée sur le temps : 60 unités pour 1 heure (volonté de gommer la hiérarchie entre les activités). Cette monnaie est baptisée différemment selon les SEL : graine ou piaf, pêche, petits pois, etc. Il ne s’agit pas de thésauriser mais de faire circuler entre les membres les actions d’échanges. La monnaie ne se transforme jamais en euros contrairement à certaines monnaies complémentaires créées dans d’autres structures.

Pour faire partie d’un SEL, il suffit d’identifier le SEL proche de son domicile sur le site internet. Et de prendre contact avec l’association, de payer sa cotisation (entre 10 et 15 €/an), enfin d’exprimer des demandes et des offres. Il est possible d’adhérer à plusieurs SEL ou même d’en créer un ! Ne pas confondre un SEL avec un groupe d’amis ! La pérennité repose sur la diversité les adhérents, leur nombre (cinquante personnes et plus) et la fréquence des échanges et des activités qui crée une dynamique.

Dominique Doré a rendu hommage à Geneviève et François TERRIS qui ont implanté cette initiative en Ariège en 1994. Ils ont fait des émules puisqu’il y a aujourd’hui 479 SEL répertoriés en France, indépendants mais liés par le respect d’une Charte. Dans cette dynamique, d’autres structures sont apparues pour répondre à des demandes spécifiques :
• La coordination Ile de France qui crée un lien entre les SEL de la région et qui permet aujourd’hui la tenue d’un stand sur ce salon. Pour mémoire, 45 selistes volontaires ont consacré deux heures de leur temps au dernier salon Marjolaine.
• SELID’AIRE , lieu convivial de réflexions et d’échanges entre Selistes sur leur pratique, leur organisation, leurs initiatives lors d’une réunion d’été annuelle en région. Egalement le programme QSEC, focalisé sur l’approfondissement de thèmes plus généraux.
• La Route des Stages qui offre des initiations ou perfectionnements sur tous sujets proposés par des Selistes.
• La Route des Sels qui propose/offre des hébergements chez des Selistes sur le principe d’une nuitée pour 60 unités de monnaie ou d’échanges de service (entretien des fleurs, d’animaux, aide aux courses, etc)

Concernant la législation il y a lieu d’être vigilants afin de respecter la loi. Les Selistes pratiquent le « C to C » (consommateur à consommateur). Il s’agit d’une relation d’individus à individus considérée comme des coups de mains donc en dehors du système marchand soumis à la TVA. C’est pourquoi il faut s’interdire, si on est professionnels d’exercer même occasionnellement son métier dans le cadre du SEL. Par exemple : un coiffeur en exercice ne peut pas couper les cheveux mais peut éventuellement proposer des cours. Réjouissons-nous, nous avons bien d’autres talents que ceux que nous développons dans notre vie professionnelle. Et le SEL est un lieu idéal pour faire éclore nos talents cachés. C’est aussi un cadre, tout simplement, pour vivre ensemble autrement.

Des échanges informels (témoignages, demandes spécifiques) ont clos cet atelier. Plusieurs participants sont venus ensuite sur le stand pour compléter leur information. Bienvenue à ceux et celles qui nous rejoindront.

La présence d’une représentante de l’initiative de la Mairie de Paris et de l’Agence Ecologie Urbaine a permis à Dominique Doré de prendre contact avec « Acteurs du Paris Durable » qui répertorie toutes les initiatives citoyennes en ce domaine. L’opportunité de mieux faire connaître toutes les richesses des SEL.

Table ronde « Comment les échanges de services entre particuliers peuvent être au service de l’environnement et du lien social ? »

Le dimanche 18 mars 2012 nous avons également participé à une table ronde « Comment les échanges de services entre particuliers peuvent être au service de l’environnement et du lien social ? » Dominique Doré a fait partager à une trentaine d’auditeurs les spécificités du SEL en faisant ressortir l’action positive sur le lien social, l’entraide, l’autonomie citoyenne, le « consommer local », la durée de vie des objets, etc. induits par nos actions.

Deux autres intervenants ont présenté leurs initiatives :

  • Laure Wagner, responsable communication de covoiturage.fr, premier site de mise en relations de personnes acceptant de partager des trajets automobiles, soit professionnels, soit de loisirs.
  • Martin Rubio, auteur du livre Echanger sa maison, le nouvel esprit du voyage, Editions des Equateurs qui retrace l’histoire de ce mode d’hébergement. Il a mentionné le site internet camago.fr qui propose des offres internationales.

La spécificité du SEL s’est détachée très fortement : nos échanges sont « non marchands », y compris dans leur organisation. Amis Selistes, continuons de construire ensemble cette belle utopie.

Découvrir les tweets et photos de cette table-ronde

Danielle Brousquet, SEL de Clamart (92)

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?