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Le slam

lundi 30 mai 2005, par SEL DE PANAME

Histoire du slam

Le mot "slam" désigne en argot américain "la claque", "l’impact", terme emprunté à l’expression to slam a door qui signifie littéralement « claquer une porte ». Dans le cadre de la poésie orale et publique, il s’agit d’attraper l’auditeur par le col et de le « claquer » avec les mots, les images, pour le secouer, l’émouvoir. C’est un art d’expression populaire oral, déclamatoire, qui se pratique dans des lieux publics comme les bars ou d’autres lieux associatifs, sous forme de rencontres et de joutes oratoires. Il est considéré par beaucoup comme une des formes les plus vivantes de la poésie contemporaine, c’est un mouvement d’expression populaire en marge des circuits artistiques traditionnels.

Le slam est né en 1984 lorsque Mark Smith, ouvrier en bâtiment et poète, mit en place une série de lectures dans un club de jazz à Chicago. Il cherchait à donner un nouveau souffle aux scènes ouvertes de poésie en faisant participer le public aux scènes. Il a suscité un engouement populaire qui lui a permis peu à peu de se propager à New York puis jusqu’en Europe.

C’est un art du spectacle oral et scénique, issu de la rue, comme le rap à ses débuts, un lien entre écriture et performance, focalisé sur le verbe et l’expression brute avec une grande économie de moyens.

En France, le slam se développe depuis le milieu des années 1990, en particulier sous l’impulsion du poète-acteur Pilote le Hot et d’autres comme Nada ou le Collectif 129H. Les scènes ont fleuri dans les bars du 18e et du 20e arrondissements de Paris avant de se propager dans toute la France.

Les collectifs historiques de la scène française sont, outre les premiers cités ci dessus : 8ème Sens, Ma Quête, Slam o Féminin. Shakyamuni et Saer sont des organisateurs de la première heure sur Paris. Depuis 2003, l’association Planete Slam de Tsunami MC multiplie scènes et ateliers en France comme à l’étranger. A Lyon, La Section Lyonnaise des Amasseurs de Mots, lancée par Marco propage le mouvement depuis 1999.

L’entrée est libre ou à prix minime. La plupart des scènes slam sont des scènes ouvertes et se déroulent sans enjeu ni compétition, avec un alibi convivial, « l’exception culturelle » à la française, servant de signe de ralliement aux poètes hexagonaux : 1 poème dit = 1 verre offert.

Les règles sont :

* inscriptions ouvertes à toutes et tous ;
* performance a capella ;
* absence de décorations sonores, lumineuses ou vestimentaires ;
* liberté de l’expression ;
* temps de parole de 3 à 5 minutes.

On vient y dire, lire, scander, chanter, jouer des textes de son cru sur des thèmes libres et parfois imposés. Les artistes jouent surtout par plaisir de partager leurs textes.

MT

Messages

  • Bonjour, suite à votre article :
    D’accord, la lumière (Ra) est à l’origine de l’Hydrogène, du Carbone de l’Oxygène et de l’Azote , les 4 éléments qui, par leurs combinaisons, ont permis la manifestation de la vie, sur terre et dans l’univers.
    En Egypte, probablement premier berceau de l’humanité consciente d’elle même, le Nil : fleuve mythique s’il en fà »t.
    Puis-je vous donner « une  » explication (possible) des mythes d’Osiris, d’Isis, de Seth, de Nepthis et d’Horus ?
    Supposons qu’Osiris soit ce Nil, le dieu bienfaisant qui féconde de son limon Isis, son épouse, la terre arable de la vallée du Nil.
    Que Seth, le méchant frère d’Osiris, soit le vent sec et chaud du désert (style Sirocco) qui entraîne Nepthis, sa sÅ“ur, le sable du désert. L’ensablement des tombeaux, des pyramides et de nombreuses localités prouvent que ce vent à dà » être terrible.
    Une catastrophe aurait fait que ce sable eut pà », lors d’une période de sécheresse, assécher en partie le Nil, provoquant des mares d’eaux putréfiantes (Osiris assassiné par son frère et coupé en tronçons pourrissants au soleil, d’après la légende) Isis pleurant son époux de toutes les larmes de son corps peut laisser entendre que des pluies diluviennes soient tombées en Abyssinie ou sur les grands lacs d’Afrique, ramenant Osiris (le Nil) à la vie, fécondant de nouveau Isis, la terre arable, avec une telle abondance de limon que le Delta en soit le fruit (Horus).
    Toutes les mythologies (grecque entre autres) fourmillent de ces légendes qui ont eu une « réalité  » historique, mais qui, racontée de père en fils pendant des générations, sont devenues pratiquement des « dogmes  » religieux . Il nous faut revenir à la Réalité des faits.
    Amitiés à tous.

    Voir en ligne : Généalogie Egyptienne

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