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Le Village

Texte envoyé par THERYCA

samedi 23 février 2002, par SEL DE PANAME

Si on pouvait réduire la population du monde en un village de 100 personnes tout en maintenant les proportions de tous les peuples existants sur la Terre, ce village serait ainsi composé :

· 57 asiatiques
· 21 européens
· 14 américains (Nord, Centre et Sud)
· 8 africains

Il y aurait :
· 52 femmes et 48 hommes
· 30 blancs et 70 non blancs
· 30 chrétiens et 70 non chrétiens
· 89 hétérosexuels et 11 homosexuels
· 6 personnes posséderaient 59% de la richesse totale et tous les
· 6 seraient originaires des USA
· 80 vivraient dans des mauvaises maisons
· 70 seraient analphabètes
· 50 souffriraient de malnutrition
· 1 serait en train de mourir
· 1 serait en train de naître
· 1 posséderait un ordinateur
· 1 (oui, un seulement) aurait un diplôme universitaire

Si on considère le monde de cette manière, le besoin d’accepter et de comprendre devient évident.

Prenez en considération aussi ceci :

· Si vous vous êtes levé ce matin avec plus de santé que de maladie, vous êtes plus chanceux que le million de personnes qui ne verra pas la semaine prochaine.

· Si vous n’avez jamais été dans le danger d’une bataille, la solitude de l’emprisonnement, l’agonie de la torture, l’étau de la faim, vous êtes mieux que 500 millions de personnes.

· Si vous pouvez aller a l’église sans peur d’être menace, torture ou tue, vous avez une meilleure chance que 3 milliards de personnes.

· Si vous avez de la nourriture dans votre frigo, des habits sur vous, un toit sur votre tête et un endroit pour dormir, vous êtes plus riche que le 75% des habitants de la terre.

· Si vous avez de l’argent a la banque, dans votre portefeuille et de la monnaie dans une petite boite, vous faite partie du 8% les plus privilègiés du monde.

· Si vos parents sont encore vivants et toujours maries, vous êtes des personnes réellement rares.

· Si vous lisez ce message, vous venez de recevoir une double bénédiction, parce que quelqu’un a pense a vous et parce que vous ne faites pas partie des deux milliards de personnes qui ne savent pas lire.


Travaille comme si tu n’avais pas besoin d’argent.
Aime comme si personne ne t’avait jamais fait souffrir.
Danse comme si personne ne te regardait.
Chante comme si personne ne t’écoutait.
Vis comme si le paradis était sur terre.
Envoie ce message a tes amis.
Si tu ne l’envoies pas il ne se passe rien du tout, si tu l’envoies quelqu’un peut sourire en le lisant.

Messages

  • Je trouve que c’est un bel article, tout simplement, que j’aimerais bien envoyer à d’autres personnes.
    Antonio

  • J’ai fait un cauchemar...
    Il faudrait finalement bien peu de choses pour que s’engage la décroissance... Mais c’est une idée tellement incompréhensible pour nos économistes que cela pourrait entraà®ner une désorganisation rapide de la société. Une petite histoire de décroissance possible pour illustrer cela...

    Les accidents de la route ayant augmenté de façon significative, le gouvernement mit en place une campagne de presse intensive pour faire cesser ce fléau. A la surprise générale, les Français se laissèrent convaincre et changèrent peu à peu leur comportement. Ils utilisèrent davantage les transports en commun, respectèrent strictement le code de la route et commencèrent à avoir, en tant qu’automobilistes, de l’attention pour leurs concitoyens.

    Le gouvernement se félicita de la diminution des accidents qu’il attribua à la pertinence de son programme et à la force de conviction de ses ministres. L’étonnement fut grand lorsqu’il apparut que le mouvement s’amplifiait. S’identifiant de moins en moins à leur voiture, les Français n’en firent plus le support essentiel de leurs loisirs et de leur standing. Les cadres découvrirent qu’ils pouvaient exister sans voiture de prestige, et les petits marquis des cabinets ministériels qu’il y avait une vie après la Safrane. La consommation de voitures baissait.
    Les proclamations d’autosatisfaction du gouvernement se raréfièrent. Le lobby des constructeurs automobiles se lança dans une campagne de presse pour exalter le risque, vitesse, le panache en voiture.

    Rien n’y fit et, peu à peu, les accidents de la route devinrent exceptionnels. Le syndicat de la réparation automobile, touché de plein fouet par cette situation, vit fondre de 70 % ses effectifs. Le renouvellement du parc automobile se ralentit, malgré des primes que le gouvernement versait aux acheteurs, et l’on vit croà®tre dangereusement le stock de voitures invendues. On annonça quelques suicides d’experts en « flux tendus ». Les compagnies d’assurance furent gravement sinistrées par la diminution des contrats et la généralisation des bonus qui réduisirent considérablement leur flux de trésorerie. Les services des urgences des hôpitaux présentèrent des bilans catastrophiques car ils n’arrivaient plus à amortir leurs investissements très sophistiqués. Faute de clientèle, nombre de centres de rééducation fonctionnelle et professionnelle fermèrent leurs portes. La situation fut jugée grave par le gouvernement qui commanda des études à des experts. Ceux-ci chiffrèrent à 300 000 la disparition d’emplois dus à ce nouveau comportement des Français (1). D’après leurs calculs, le seuil d’accident était tombé trop bas et, Si l’on voulait la reprise, il convenait de revenir à un nombre d’accidents plus conforme au « cercle de la raison » économique.

    Rien n’y fit ! Les Français étaient devenus désespérément sages et appliquaient ce que depuis des lustres, on leur présentait comme un comportement responsable et civique.

    Non seulement l’automobile fut atteinte, mais la consommation d’alcool et de tabac diminua, entraà®nant de graves pertes de ressources fiscales pour l’Etat et des disparitions d’emplois tant dans le secteur de la production que dans celui de la santé. Le plaisir de savourer le temps, les êtres et les choses remplaçait peu à peu la frénésie de les consommer.

    Les dernières tentatives gouvernementales pour débusquer des gisements d’emplois dans les services aux personnes ne donnèrent que des résultats modestes, car de plus en plus de personnes avaient du temps pour s’intéresser à leurs proches et à leurs amis. Grâce à une poussée d’attentats terroristes, on vit un moment la courbe de l’emploi se redresser légèrement du fait de la création systématique de vigiles dans les magasins. Mais les destructions opérées et les emplois générés restaient largement insuffisants pour relancer la machine économique. Le PIB s’effondrait et l’on commença à entendre tel ou tel expert affirmer « Au fond, ce qu’il nous faudrait, c’est une bonne guerre »...

    En ce lundi matin, je fus réveillé en sursaut par mon radioréveil. Le journaliste expliquait que le bilan des accidents de la route du week-end restait dans la norme saisonnière. Les kilomètres de bouchons à l’entrée des grandes villes ne subissaient pas de variation significative. La consommation d’alcool, de tabac, de « vache folle », l’exposition à l’amiante et à la pollution permettait d’envisager des créations d’emplois dans le domaine sanitaire. Grâce au stress généralisé des salariés qui avaient peur de perdre leur emploi et à celui des chômeurs qui n’en trouvaient pas, la France restait championne du monde de la consommation d’antidépresseurs. Et l’on annonçait de prochaines manifestations de chauffeurs routiers, car le protocole d’accord signé après le dernier mouvement de grève n’avait pas été respecté. Je retrouvais un monde familier. L’économie se portait bien. Je n’avais fait qu’un cauchemar...

    Bernard Ginisty

    ATTAC.

    Voir en ligne : Je JEU sur le site

  • Merci !

    Bonne journée :)

    Catherine_381 sel de paris

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