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Agriculture biologique

mercredi 27 avril 2005, par SEL DE PANAME

Agriculture biologique

Pourquoi l’agriculture biologique ?
J’ai un jour pris conscience qu’un aliment est quelque chose que j’introduis à l’intérieur de mon corps. Il ne me viendrait pas à l’idée d’introduire du carburant souillé dans ma voiture sans craindre une panne, et pourtant, j’ai pendant de trop nombreuses années introduit dans mon corps des denrées alimentaires comprenant des composés indésirables : additifs, pesticides et autres. Une étude de l’INRA (source : Sylvie Simon, Biocontact N°130 p72) indique qu’un français moyen en ingère près d’1,5 kg par an !

Aujourd’hui, je me respecte en temps qu’être humain, et je respecte mon corps en ne consommant que des aliments issus de l’agriculture biologique ou de mon jardin. Ce respect est fondamental dans la mesure ou je suis convaincu que ne peux pas repecter les autres si je ne me respecte pas d’abord pas moi même. Je ne peux pas aimer les autres si je ne m’aime pas et si je ne choisis pas pour moi des produits vivants et de qualité.

La bio c’est cher ?
On me renvoie souvent que les produits bio sont trop chers. C’est surtout vrai pour les produits animaux, que je consomme avec beaucoup de parcimonie. C’est surtout vrai si on cherche à consommer "en bio" les produits très transformés de l’industrie alimentaire, venant des pays bas bien souvent.

Il y aurait beaucoup à dire à ce sujet, par rapport notamment à nos besoins de consommation de biens et services superflus générés artificiellement par la société, réduisant par là même notre autonomie.

J’ai suspendu il a plusieurs années ma mutuelle complémentaire familiale (nous sommes cinq) en concience et je réinvestis l’argent ainsi économisé directement en achetant des produits sains pour ma santé plutôt que pour rassurer ma peur d’être malade.

Sinon, très simplement, nous nous approvisionnons de différentes façons :

* Au marché local, auprès des paysans bios
* Directement auprès de producteurs bio de mon département qui me déposent des légumes, fruits ou biscuits lors de certains déplacements
* A la Biocoop
* Nous nous regroupons avec d’autres familles pour des achats de produits bio en demi gros et en vrac (céréales, fruits secs...)
Cela redonne du sens à nos achats alimentaire et cela nous permet aussi de créer à nouveau du lien social entre les producteurs et nous.
Enfin, par rapport aux coûts cachés, si j’achetais des produits conventionnels, je ne les paierais pas une fois mais quatre :

1. A la caisse du super ou hypermarché
2. A travers mes impots pour la PAC. 80% des aides PAC vont à 20% des plus gros agriculteurs
3. A travers mes impôts et prélèvements sociaux pour financer les dégats sur l’environnement (dépollution des eaux et des sols en nitrates et pesticides) et sur l’être humain au niveau de la dégradation de sa santé
4. A travers mes prélèvements sociaux pour assister les agriculteurs qui disparaissent. En France une ferme disparait toutes les 15 minutes, sacrifiée au nom de la compétitivité.

Transformons nous !
Il y a presque deux ans de cela, nous avons décidé de modifier notre organisation familiale afin de tous pouvoir disposer davantage de temps ensemble en famille. Nous avons choisi de travailler tous les deux à temps partiel afin qu’il y ait toujours au moins un adulte à la maison avec nos trois enfants. Nous nous relayons, l’un travaillant deux jours par semaine et l’autre trois, de cette façon nous travaillons tous les deux avec davantage de plaisir et nous n’avons besoin que d’un seul véhicule. Suite à ce changement, nous avons eu davantage de temps aussi pour la maison et la cuisine.
Progressivement nous avons commencé à transformer de plus en plus d’aliments dans notre cuisine. Après le farine et les chapatis ("galettes" de pain plus simples à réaliser que du pain classique), et yaourts au soja que nous élaborions déjà toute l’année, sont venus se rajouter en saison les sorbets de fruits congelés et jus de fruits frais au champion, les compotes de fruits, chutneys (mélanges condimentaires de légumes et fruits de saison), le miel (il me reste une ruche), les soupes, et bientôt confitures, fromages et flocons. Sans parler de l’eau de boisson, soupes, tisanes...que nous filtrons depuis plus de dix ans.
Les enfants prennent une part active à ces transformations, il leur arrive souvent de vouloir étaler et faire cuire "leur chapati" le matin, et ils prennent conscience qu’il est possible d’acquérir une certaine autonomie alimentaire à la maison en utilisant des denrées brutes disponibles facilement, même en bio. Et qu’il est possible de choisir de préparer des aliments bruts qui nous correspondent vraiment et non pas des aliments finis choisis par la centrale d’achat du magasin dans le catalogue d’une multinationale pour nous, et dont la qualité ne nous correspond pas forcement : yaourts au soja, chapatis à l’épeautre intégrale, sorbets de fruits uniquement, muesli de fruits secs avec des flocons de riz, millet, quinoa, sarrazin, compotes sans sucre, jus de fruit ultra frais...

En choisissant de réduire notre activité professionnelle, nous sommes entrés dans un cercle vertueux : Peut être que nos revenus sont un peu plus faibles qu’avant (et encore, c’est à vérifier de façon globale), nous sommes riches d’une multitude d’autres choses. Nous avons davantage du temps pour un certain nombre d’activités, notamment pour la cuisine. De fait, nous conservons dans notre foyer une partie de la valeur ajoutée des aliments dont le prix augmente rapidement avec leur niveau de transformation.
J’ai aussi pu nouer des relations humaines avec un certain nombre de producteurs bio chez qui je m’approvisionne et je prends un plaisir particulier à transformer ces aliments de qualité et à proposer à ma famille une nourriture d’une fraîcheur incomparable et introuvable sur le marché (quelle différence entre un jus de pomme fait à la maison et un jus d’orange pressé en Floride 6 mois auparavant et transporté par cargo !).

Je porte aussi une attention particulière à choisir des produits locaux et de saison, afin de limiter les transports inutiles. La société nous a habitué à des flux de marchandises complètement distendus . Les camions encombrent les routes et autoroutes de notre pays, participant largement à la pollution générale parce que nous avons pris l’habitude des tomates du Maroc en décembre ou des poires de Nouvelle Zélande ou d’Argentine en Mars. Quelques uns se sont amusés à calculer l’écobilan d’un yaourt aux fraises conventionnel. La somme des kilomètres parcourus par les différents camions qui auront acheminé les fraises, le lait, le pot, le couvercle à l’usine puis à la centrale d’achat, au supermarché et enfin chez nous, cette somme atteint le chiffre aberrant de 2400 kilomètres !

Pratique
Pour transfomer à la maison mes produits bio, nous avons progressivement "investi" dans quelque appareils éléctriques et manuels, neufs et d’occasion :
- un moulin à céréales électrique, à meule de pierre et en bois (voir sur ebay)
- un samson matstone pour les jus, sorbets de fruits, purées de noisettes et amandes (voir sur ebay)
- une floconneuse manuelle (voir sur ebay)
- "la fromagère" de seb (n’est plus vendu neuf)
- une yaourtière seb
- ainsi qu’un filtre à osmose inverse sans stockage (voir chez lami)

Ou trouver vos produits bio en direct ?

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Un certain nombre de producteurs bio font de la vente directe ou sont présents
sur les marchés proches de chez vous. Retrouvez l’annuaire des producteurs
certifiés en agriculture biologique sur l’annuaire de l’agence bio

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Qualité des produits biologiques
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Voici les différentes études, rapports et synthèses disponibles sur internet :

Intitulé de l’étude Auteur
Qualité sanitaire et nutritionnelle
Influence de l’agriculture biologique sur l’innocuité et la qualité des aliments FAO
La qualité en agriculture biologique : mythe ou réalité ITAB
Etude des teneurs en résidus de pesticides dans les produits biologiques bruts et transformés SETRAB
Evaluation de l’expositions des consommateurs de produits issus de l’agriculture biologique et de l’agriculture conventionnelle aux résidus de pesticides, métaux lourds, nitrates, nitrites et mycotoxines DGAL

Premiers résultats de l’étude ABARAC du Professeur Henri Joyeux FRAB
LANGUEDOC
ROUSSILLON
Qualité sociale
Profession : Agriculteur bio AGRESTE

Source:Eric/ Eco Bio Info

Sélection Lili Pincemoi

Messages

  • Bonjour,

    Je m’appelle Francisca, je m’exerce à l’alimentation vivante qui m’intéresse beaucoup. Je connais une personne qui souffre d’un cancer, je lui ai conseillé de se rendre à l’Institut Hyppocrates aux USA. Mais on ne sait pas comment les contacter, ni le coà »t du séjour. Pourrais-tu me renseigner.

    Merci beaucoup

    Francisca

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